Si la matière ne
peut pas penser, elle peut donner matière à penser.
Art.No.110408
______ _voir_aussi : Les citations du primate
et voilà, c'est pas du papier, mais ça fait déjà plaisir... Lien
Si la matière ne
peut pas penser, elle peut donner matière à penser.
Art.No.110408
L'inspiration est imprévisible. La
rechercher, c'est l'annihiler. L'attendre, c'est la décourager de nous parvenir. L'oublier, est la seule chance de la voir surgir. Mais comme toute chose imprévisible, elle n'est pas garantie. Et
comme telle, seule l'inspiration est création. Le reste, n'est que remaniement d'éléments préexistant.
Art.No.040408a
Bon an, mal an,
Mal en bon
Mais bon en mal,
Le mal,
De ses leurres,
N'omet jamais
De faire le malheur.
Art.No.211106e
Qui ne s'assume se consume.
Art.No.040399/061006
Le travail est l'ennemi de l'art.
Art.No.220998
Ceci n'est-il pas la preuve écrite de la recherche de futilité ?
Art.No.xxxx98
Avez-vous déjà fait la liste de tout ce qui vous est inutile, voir même tout ce qui
encombre votre espace et votre esprit ? Pour gagner du temps, faites la liste de ce qui vous est indispensable. Cette liste est impressionnante de brièveté, n'est-ce pas !? Maintenant, le
problème est de savoir ce que nous pouvons faire des "encombrants" sans polluer nos voisins. Pour les "encombrants de l'espace" on peut envisager un recyclage. Pour les "encombrants de l'esprit"
je crains que ce ne soit plus difficile, à moins d'effacer une partie de la mémoire.
Art.No.180308a
Il y a des soirs comme ça, où je préfèrerais me faire bouffer le cerveau à la petite cuillère. C'était un de ces soirs justement,
j'avais la citrouille prête à exploser, lorsque retentit la sonnette. Driing ! Aaaaaaaaahh! Quand j'ai mal au crâne, au moindre bruit c'est un supplice, alors je gueule.
Driiing ! Aaaaaaaaaaah ! Bordel de m...! Et je jure. J'aurais préféré pouvoir déposer mon cerveau dans un bac à glace le temps d'aller ouvrir, mais l'imbécile qui se trouvait
de l'autre côté de la porte resonna de plus belle. Driiiiiiiinng ! Oooooh ! Ça va j'Aaaarive (merde !) ! Il y a des soirs comme ça où je préfèrerais n'être qu'un squelette
pour oublier la chair. Que l'on m'arrache les nerfs et la moëlle épinière. Driiiiiiiinng ! C'était une fois de trop... et l'imbécile de l'autre côté, comme pour me confirmer qu'il était
imbécile, se mit à gueuler d'une voix stridente et grinçante Des bonbons ou un sort ! Il y a des soirs comme ça, où mon cerveau est dépourvu de toute réflexion. Ce soir là mon cerveau ne
réclamait qu'une chose, le silence absolu mais en moins fort. N'écoutant que mon instinct monstrueux de survie, j'ai ouvert la porte comme une bête enragée. Et là j'ai envoyé le plus beau coup de
savate de toute ma vie dans le drap blanc pourtant solide qui me faisait face. La masse blanchâtre alla s'écraser presque sans bruit à plus de dix mètres de mon perron, dans la neige et
l'obscurité, et disparut de mon esprit comme une image fantôme. Il y a des soirs comme ça, et c'était un de ces soirs là, où un évènement incompréhensible me soulage instantanément d'un mal de
crâne le plus cauchemardesque. Je refermai la porte la tête légère. A mes pieds, un bonbon gisait sur le sol.
Art.No.271007
(d'après un thème des impromptus littéraires)
Chers terriens, je vous fais mes adieux.
Je m'appelle Orion, Estèle Orion, professeur d'astronomie. Ca s'invente pas. De fait, de par nature, je hais les GPS et autres matériels dénaturant. Je suis pas du genre à combler le temps en notant des rendez-vous inutiles sur un agenda. Plutôt du genre à me promener la tête dans les étoiles. Autant dire que je n'ai plus trop ma place dans votre monde de lumières artificielles sans éclats. C'est pourquoi j'ai décidé de prendre mes clics et mes tongs pour un autre lieu. Un lieu où on ne trouve pas d'abricot en plein hiver, où la sensualité des saisons et des étoiles a encore un sens. Un lieu sûr !
A ma bonne étoile...
Art.No.020907
(d'après un thème des impromptus littéraires)
A trop s'être concentré, bang ! L'univers s'est retrouvé en expansion. Depuis, il tend à englober le tout. En est-il de même de l'esprit ? L'esprit étant lui-même un univers, à force de concentration, bang ? Peut-il tout englober ? Je crains plutôt le Boum !
Art.No.xxxx06
J'ai embrassé l'aube d'été
Et je me suis brûlé
J'ai embrassé la pluie d'automne
Et je me suis mouillé
J'ai embrassé la nuit d'hiver
Et je me suis perdu
J'ai embrassé la fleur de printemps
Et je l'ai retrouvé
Perdue, mouillée, brûlée, une fée
Je l'ai embrassé jusqu'à l'aube d'été
La croix n'est rien d'autre qu'une épée inversée, un outil de plus pour tuer. La croix se plante dans le
crâne comme une épée dans le coeur. Décervelage garanti !
Art.No.200108
Deux yeux verts me regardaient.
Une seule lune les éclairait
De nuit tous les yeux sont verts
Deux yeux verts me regardaient
D'un clignement de cil ils rayonnaient
Dans la nuit comme un astre vert
Deux yeux verts me regardaient
De temps en temps papillonnaient
Me faisaient-ils de l'oeil ?
Deux yeux verts me regardaient
Je crois que je les aimaient
Ils disparurent en un clin d'oeil
Art.No.130307
(d'après un thème des impromptus littéraires)
Inquiétant
Bien rares sont ceux qui l'aperçoivent
Seule une présence lui rappelle qu'il existe
Seuls les oiseaux chantent
Les hommes eux ne font que crier
Seuls la lyre et le vent chantent
D'après lui, ils se sentent incapables de voir la réalité
Puisqu'il est réalité, il rend les gens indifférents
C'est un des facteurs les plus graves de son authenticité
Pour les autres, il n'est qu'un personnage des plus ridicule, des plus inactif
C'est pourquoi il ne regarde que le ciel
Il lui semble que les nuages, bleus pâle lui font comme un voile au travers duquel les gens passent et s'effacent de la réalité.
Mais où est-il donc passé ce sacré lutin ?
Inquiétants
Texte publié chez les impromptus littéraires d'après un thème imposé
Concours : course de con-sommateurs.
Dans la société de con-sommation en perpétuelle croissance, il ne s'agit pas de faire le mieux que tu peux, mais de faire mieux que les autres. C'est la perversité de la compétition qui tend à l'uniformisation, car ici « faire mieux » c'est généralement « faire plus » mais ce n'est pas « faire différent ». Si tu t'octroies un peu de liberté, si tu déroges aux règles du concours (règle simple, puisqu'il s'agit de la vieille règle du plus fort, qui bien souvent est la même que la règle du plus con), tu ne seras jamais compétitif. Pire, pour tes con-citoyens tu seras un perdant, un déchet, tout juste un con-bustible.
Mais, c'est oublier qu'être hors concours, ce n'est pas être un perdant. Bien au contraire, être hors concours, c'est ne pas con-venir aux règles préétablies, c'est sortir de la norme. C'est être hors norme. C'est être inclassable au contraire d'un classable. Et, tout individu est par définition inclassable. Nous sommes tous potentiellement hors concours. Encore faut-il respecter l'individualité de chacun en évitant de nous imposer un modèle préétabli de société marchande par une propagande et un endoctrinement précoces. La compétition est un système anti-égalitaire, anti-démocratique. La compétition crée des individus classables. Elle ne va pas dans le sens du bien être de tous, mais du bien être d'une minorité.
Soyez hors course ! Hors courses.
Art.No.090807/121207
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mémé. Elle est contente mémé. Ses quinze petits enfants sont là. Ils lui ont fait un gros cadeau surprise. Alors elle déballe
mémé. Surprise. Sous le premier emballage il y en a un autre. Elle a pas tout de suite compris mémé. Elle est un peu surprise. Elle a d'abord cru à une erreur. Mais tous rient alors elle
comprend. Elle rit un peu, mais un peu seulement. Puis elle déballe à nouveau. Surprise, il y a un troisième emballage. Cette fois, elle rit un peu plus. Elle a compris la blague mémé. Elle
s'attelle à sa tache une fois de plus. Surprise. Un quatrième emballage. « Ooooh » fait-elle l'air surprise, pour nous faire plaisir. Surprise. Un cinquième, un sixième, un septième
emballages. Mémé s'arrête un peu mi-sourire mi-interloquée. Tous l'encouragent à continuer. Elle continue forçant le sourire et les emballages. Un huitième, un neuvième, un dixième... Surprise
sur surprise, elle fatigue un peu. C'est long, on rit moins autour. Puis on l'encourage à nouveau. « Allez mémé plus que quatre-vingt deux ! », c'est René qui lui crie dans l'oreille.
Il est gentil René mais un peu con. Elle compte plus mémé. Elle enchaîne. Surprise. Surprise. Surprise... On se lasse un peu autour d'elle. On l'encourage moins. Surprise. Elle rigole plus du
tout mémé. Elle commence à comprendre. René avait raison. Surprise. Et elle déballe sans y penser. Elle réalise que le paquet rétrécit de plus en plus. Surprise. Surprise. Ça l'agasse un peu
mémé. Mais elle ne dit rien et elle ne dira rien. Pour ses petits enfants, elle veut pas les vexer. Mais elle en pense pas moins mémé. Combien en a-t-elle déballé ? Combien en reste-t-il à
déballer ? Surprise. Surprise. Plus personne ne la regarde maintenant. Beaucoup sont déjà retournés au buffet. Et le paquet est là, dans ses mains, de plus en plus petit, mais toujours
soigneusement emballé. Elle oublie mémé. Combien déjà, combien encore ? On l'oublie mémé. Sauf René qui se penche à nouveau vers elle pour lui crier « allez mémé... ». Surprise. Elle
est morte mémé.
Art.No.270207
(d'après un thème des impromptus littéraires)
Les impromptus du primate
Les citations du primate
Les
photos du primate
L'art plastiques
du primate
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Commentaires Récents