Le M@nuscrit

et voilà, c'est pas du papier, mais ça fait déjà plaisir... Lien 

 

 

Si la matière ne peut pas penser, elle peut donner matière à penser.

Art.No.110408

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Vendredi 11 avril 2008
 

L'inspiration est imprévisible. La rechercher, c'est l'annihiler. L'attendre, c'est la décourager de nous parvenir. L'oublier, est la seule chance de la voir surgir. Mais comme toute chose imprévisible, elle n'est pas garantie. Et comme telle, seule l'inspiration est création. Le reste, n'est que remaniement d'éléments préexistant.

Art.No.040408a

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Vendredi 4 avril 2008
 

Bon an, mal an,




Mal en bon




Mais bon en mal,

 

Le mal,

 

De ses   leurres,

 

N'omet jamais

 

De faire  le malheur.



 

Art.No.211106e

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Jeudi 27 mars 2008

Qui ne s'assume se consume.

 

Art.No.040399/061006

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Dimanche 23 mars 2008

Le travail est l'ennemi de l'art.

 

Art.No.220998

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Samedi 22 mars 2008

Ceci n'est-il pas la preuve écrite de la recherche de futilité ?

Art.No.xxxx98

 

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Samedi 22 mars 2008
 

Avez-vous déjà fait la liste de tout ce qui vous est inutile, voir même tout ce qui encombre votre espace et votre esprit ? Pour gagner du temps, faites la liste de ce qui vous est indispensable. Cette liste est impressionnante de brièveté, n'est-ce pas !? Maintenant, le problème est de savoir ce que nous pouvons faire des "encombrants" sans polluer nos voisins. Pour les "encombrants de l'espace" on peut envisager un recyclage. Pour les "encombrants de l'esprit" je crains que ce ne soit plus difficile, à moins d'effacer une partie de la mémoire.

Art.No.180308a

 

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Mardi 18 mars 2008


Un soir de tête de mort

Il y a des soirs comme ça, où je préfèrerais me faire bouffer le cerveau à la petite cuillère. C'était un de ces soirs justement, j'avais la citrouille prête à exploser, lorsque retentit la sonnette. Driing ! Aaaaaaaaahh! Quand j'ai mal au crâne, au moindre bruit c'est un supplice, alors je gueule. Driiing ! Aaaaaaaaaaah ! Bordel de m...! Et je jure. J'aurais préféré pouvoir déposer mon cerveau dans un bac à glace le temps d'aller ouvrir, mais l'imbécile qui se trouvait de l'autre côté de la porte resonna de plus belle. Driiiiiiiinng ! Oooooh ! Ça va j'Aaaarive (merde !) ! Il y a des soirs comme ça où je préfèrerais n'être qu'un squelette pour oublier la chair. Que l'on m'arrache les nerfs et la moëlle épinière. Driiiiiiiinng ! C'était une fois de trop... et l'imbécile de l'autre côté, comme pour me confirmer qu'il était imbécile, se mit à gueuler d'une voix stridente et grinçante Des bonbons ou un sort ! Il y a des soirs comme ça, où mon cerveau est dépourvu de toute réflexion. Ce soir là mon cerveau ne réclamait qu'une chose, le silence absolu mais en moins fort. N'écoutant que mon instinct monstrueux de survie, j'ai ouvert la porte comme une bête enragée. Et là j'ai envoyé le plus beau coup de savate de toute ma vie dans le drap blanc pourtant solide qui me faisait face. La masse blanchâtre alla s'écraser presque sans bruit à plus de dix mètres de mon perron, dans la neige et l'obscurité, et disparut de mon esprit comme une image fantôme. Il y a des soirs comme ça, et c'était un de ces soirs là, où un évènement incompréhensible me soulage instantanément d'un mal de crâne le plus cauchemardesque. Je refermai la porte la tête légère. A mes pieds, un bonbon gisait sur le sol.

Art.No.271007
(d'après un thème des
impromptus littéraires)

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Samedi 23 février 2008


Chers terriens, je vous fais mes adieux.

Je m'appelle Orion, Estèle Orion, professeur d'astronomie. Ca s'invente pas. De fait, de par nature, je hais les GPS et autres matériels dénaturant. Je suis pas du genre à combler le temps en notant des rendez-vous inutiles sur un agenda. Plutôt du genre à me promener la tête dans les étoiles. Autant dire que je n'ai plus trop ma place dans votre monde de lumières artificielles sans éclats. C'est pourquoi j'ai décidé de prendre mes clics et mes tongs pour un autre lieu. Un lieu où on ne trouve pas d'abricot en plein hiver, où la sensualité des saisons et des étoiles a encore un sens. Un lieu sûr !

A ma bonne étoile...

Art.No.020907
(d'après un thème des
impromptus littéraires)

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Mercredi 13 février 2008


Au détour d'un chemin j'ai rencontré la Guerre.
Je me mis en travers pour lui couper la route.
La Guerre me faisant face me dit : « Je travaille pour la Paix ».
Je lui répondis de plein fouet : « La Paix travaille pour que tu t'arrêtes ».
Excédée, la Guerre cria par dessus front : « Fous moi la Paix, tu veux ma mort ! ».
Avant que je lance une tirade, la Guerre était déjà sur d'autres fronts.
Ce chemin était dangereux, je pris à travers champs.
C'était un champ de mines...
Je m'immobilisai, l'herbe coupée sous le pied.
Du chemin me parvenait un chant de paix...
Feu la Guerre avait perdu son travail.
Et moi, un pied dans la tombe, l'autre sur une mine.
En ce nouveau temps de paix je m'apprêtais à la rejoindre.
Mon carnet dans une main, mon crayon mine dans l'autre.
J'écrivis ces derniers mots : « Des chemins vers la paix je n'en connais que les détours ».

Art.No.130507
(d'après un thème des
impromptus littéraires)
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Dimanche 3 février 2008

     A trop s'être concentré, bang ! L'univers s'est retrouvé en expansion. Depuis, il tend à englober le tout. En est-il de même de l'esprit ? L'esprit étant lui-même un univers, à force de concentration, bang ? Peut-il tout englober ? Je crains plutôt le Boum !

 

Art.No.xxxx06

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Dimanche 27 janvier 2008

J'ai embrassé l'aube d'été
Et je me suis brûlé

J'ai embrassé la pluie d'automne
Et je me suis mouillé

J'ai embrassé la nuit d'hiver
Et je me suis perdu

J'ai embrassé la fleur de printemps
Et je l'ai retrouvé

Perdue, mouillée, brûlée, une fée
Je l'ai embrassé jusqu'à l'aube d'été



Art.No.010507
(d'après un thème des
impromptus littéraires)
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Mercredi 23 janvier 2008
Qui peut prétendre faire le tour du Monde ?
C'est le lot de tout le monde, de ne pas savoir tout du Monde
Certains en savent un peu plus que monsieur tout l' monde
Mais la majorité s'en foutent comme le "beau monde"


art.no.200108b
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Mardi 22 janvier 2008

La croix n'est rien d'autre qu'une épée inversée, un outil de plus pour tuer. La croix se plante dans le crâne comme une épée dans le coeur. Décervelage garanti ! 

Art.No.200108

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Dimanche 20 janvier 2008


Trois cuillères à soupe
Vingt rondelles fines
Quatre petits
La dose complète
20 ml pas trop chaud
10 cl bien frais
Une cuillère à café
Une pincée puis trois
Remuer 20 minutes
Rajouter bien pelées
5gr très rares
Chauffer un quart d'heure
Laisser refroidir une heure
Verser puis l'étaler sur l'ensemble
Placer les quelques morceaux râpés
Et...
Rajoutez un soupçon de chocolat noir

Art.No.100407
(d'après un thème des
impromptus littéraires)
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Dimanche 13 janvier 2008

Le poisson était sur le dos. Il remontait la plage sans bruit. Cela faisait six jours qu'il était parti en mer. Dans la tribu on ne pensait déjà plus guère à lui. Il est rare que nos pêcheurs partent plus d'une journée pour pêcher, et encore plus rare qu'ils s'éloignent de la côte. Lui avait disparu six jours et six nuits ! C'est pourquoi personne ne l'accueillit sur la plage. Tous l'avaient regardé passer la barrière de corail, ramer tranquillement vers la plage, sauter de sa pirogue, la remonter sur le sable, et en sortir un poisson plus gros qu'un enfant de cinq ans.
L'effroi grandissait dans la tribu, tandit qu'il remontait la plage sans un sourire, le poisson sur le dos. Il fallait réagir, et vite. Ce ne pouvait être lui. Seul le mal pouvait réapparaître au bout de six jours et porter un tel poisson aussi tranquillement. Il fallait réagir, et vite, avant qu'il ne parle, une lance le transperça. Il tomba sans bruit sur le ventre, le poisson était sur le dos.

Art.No.290307
(d'après un thème des
impromptus littéraires)
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Jeudi 3 janvier 2008

Deux yeux verts me regardaient.
Une seule lune les éclairait
De nuit tous les yeux sont verts

Deux yeux verts me regardaient
D'un clignement de cil ils rayonnaient
Dans la nuit comme un astre vert

Deux yeux verts me regardaient
De temps en temps papillonnaient
Me faisaient-ils de l'oeil ?

Deux yeux verts me regardaient
Je crois que je les aimaient
Ils disparurent en un clin d'oeil

Art.No.130307
(d'après un thème des impromptus littéraires)

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Dimanche 23 décembre 2007

Inquiétant

Bien rares sont ceux qui l'aperçoivent
Seule une présence lui rappelle qu'il existe
Seuls les oiseaux chantent
Les hommes eux ne font que crier
Seuls la lyre et le vent chantent
D'après lui, ils se sentent incapables de voir la réalité
Puisqu'il est réalité, il rend les gens indifférents
C'est un des facteurs les plus graves de son authenticité
Pour les autres, il n'est qu'un personnage des plus ridicule, des plus inactif
C'est pourquoi il ne regarde que le ciel
Il lui semble que les nuages, bleus pâle lui font comme un voile au travers duquel les gens passent et s'effacent de la réalité.
Mais où est-il donc passé ce sacré lutin ?

Inquiétants


Texte publié chez
les impromptus littéraires d'après un thème imposé

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Lundi 17 décembre 2007

 

Concours : course de con-sommateurs.

 

Dans la société de con-sommation en perpétuelle croissance, il ne s'agit pas de faire le mieux que tu peux, mais de faire mieux que les autres. C'est la perversité de la compétition qui tend à l'uniformisation, car ici « faire mieux » c'est généralement « faire plus » mais ce n'est pas « faire différent ». Si tu t'octroies un peu de liberté, si tu déroges aux règles du concours (règle simple, puisqu'il s'agit de la vieille règle du plus fort, qui bien souvent est la même que la règle du plus con), tu ne seras jamais compétitif. Pire, pour tes con-citoyens tu seras un perdant, un déchet, tout juste un con-bustible.

Mais, c'est oublier qu'être hors concours, ce n'est pas être un perdant. Bien au contraire, être hors concours, c'est ne pas con-venir aux règles préétablies, c'est sortir de la norme. C'est être hors norme. C'est être inclassable au contraire d'un classable. Et, tout individu est par définition inclassable. Nous sommes tous potentiellement hors concours. Encore faut-il respecter l'individualité de chacun en évitant de nous imposer un modèle préétabli de société marchande par une propagande et un endoctrinement précoces. La compétition est un système anti-égalitaire, anti-démocratique. La compétition crée des individus classables. Elle ne va pas dans le sens du bien être de tous, mais du bien être d'une minorité.

Soyez hors course ! Hors courses.

 

Art.No.090807/121207

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Samedi 15 décembre 2007

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mémé. Elle est contente mémé. Ses quinze petits enfants sont là. Ils lui ont fait un gros cadeau surprise. Alors elle déballe mémé. Surprise. Sous le premier emballage il y en a un autre. Elle a pas tout de suite compris mémé. Elle est un peu surprise. Elle a d'abord cru à une erreur. Mais tous rient alors elle comprend. Elle rit un peu, mais un peu seulement. Puis elle déballe à nouveau. Surprise, il y a un troisième emballage. Cette fois, elle rit un peu plus. Elle a compris la blague mémé. Elle s'attelle à sa tache une fois de plus. Surprise. Un quatrième emballage. « Ooooh » fait-elle l'air surprise, pour nous faire plaisir. Surprise. Un cinquième, un sixième, un septième emballages. Mémé s'arrête un peu mi-sourire mi-interloquée. Tous l'encouragent à continuer. Elle continue forçant le sourire et les emballages. Un huitième, un neuvième, un dixième... Surprise sur surprise, elle fatigue un peu. C'est long, on rit moins autour. Puis on l'encourage à nouveau. « Allez mémé plus que quatre-vingt deux ! », c'est René qui lui crie dans l'oreille. Il est gentil René mais un peu con. Elle compte plus mémé. Elle enchaîne. Surprise. Surprise. Surprise... On se lasse un peu autour d'elle. On l'encourage moins. Surprise. Elle rigole plus du tout mémé. Elle commence à comprendre. René avait raison. Surprise. Et elle déballe sans y penser. Elle réalise que le paquet rétrécit de plus en plus. Surprise. Surprise. Ça l'agasse un peu mémé. Mais elle ne dit rien et elle ne dira rien. Pour ses petits enfants, elle veut pas les vexer. Mais elle en pense pas moins mémé. Combien en a-t-elle déballé ? Combien en reste-t-il à déballer ? Surprise. Surprise. Plus personne ne la regarde maintenant. Beaucoup sont déjà retournés au buffet. Et le paquet est là, dans ses mains, de plus en plus petit, mais toujours soigneusement emballé. Elle oublie mémé. Combien déjà, combien encore ? On l'oublie mémé. Sauf René qui se penche à nouveau vers elle pour lui crier « allez mémé... ». Surprise. Elle est morte mémé.

Art.No.270207
(d'après un thème des
impromptus littéraires)

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Jeudi 13 décembre 2007

le primate ailleurs

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