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           Les écrits présents sur ce blog ne sont que des inspirations, des instantanés, des fulgurances de la pensée qui pour la plupart sont à l'état brute. C'est pourquoi l'auteur parle de primeurs, dans le sens de « premier », mais aussi dans le sens de « simple ». Ils sont plus le reflet d'un esprit que la recherche d'une philosophie. C'est aussi la raison pour laquelle, ils forment à la fois un tout cohérent de part leur origine commune, et un ensemble pétri de contradictions, de paradoxes, ou de non sens (bien que leur auteur revendique l'esprit de bon sens). La forme de l'aphorisme ou de la maxime est malgré tout une recherche volontaire de toucher au fond des choses par une brièveté de l'expression. Il y a une volonté d'appréhender le complexe par le biais de la simplicité verbale tendant à exprimer le simple bon sens. Les poésies quant à elles sont une expression plus libre et subjective de la pensée.

 

Art.No.011208



Un soir de tête de mort

Il y a des soirs comme ça, où je préfèrerais me faire bouffer le cerveau à la petite cuillère. C'était un de ces soirs justement, j'avais la citrouille prête à exploser, lorsque retentit la sonnette. Driing ! Aaaaaaaaahh! Quand j'ai mal au crâne, au moindre bruit c'est un supplice, alors je gueule. Driiing ! Aaaaaaaaaaah ! Bordel de m...! Et je jure. J'aurais préféré pouvoir déposer mon cerveau dans un bac à glace le temps d'aller ouvrir, mais l'imbécile qui se trouvait de l'autre côté de la porte resonna de plus belle. Driiiiiiiinng ! Oooooh ! Ça va j'Aaaarive (merde !) ! Il y a des soirs comme ça où je préfèrerais n'être qu'un squelette pour oublier la chair. Que l'on m'arrache les nerfs et la moëlle épinière. Driiiiiiiinng ! C'était une fois de trop... et l'imbécile de l'autre côté, comme pour me confirmer qu'il était imbécile, se mit à gueuler d'une voix stridente et grinçante Des bonbons ou un sort ! Il y a des soirs comme ça, où mon cerveau est dépourvu de toute réflexion. Ce soir là mon cerveau ne réclamait qu'une chose, le silence absolu mais en moins fort. N'écoutant que mon instinct monstrueux de survie, j'ai ouvert la porte comme une bête enragée. Et là j'ai envoyé le plus beau coup de savate de toute ma vie dans le drap blanc pourtant solide qui me faisait face. La masse blanchâtre alla s'écraser presque sans bruit à plus de dix mètres de mon perron, dans la neige et l'obscurité, et disparut de mon esprit comme une image fantôme. Il y a des soirs comme ça, et c'était un de ces soirs là, où un évènement incompréhensible me soulage instantanément d'un mal de crâne le plus cauchemardesque. Je refermai la porte la tête légère. A mes pieds, un bonbon gisait sur le sol.

Art.No.271007
(d'après un thème des
impromptus littéraires)

Publié dans : Fictions - Par @rtno - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 22:23
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